La méthode QQOQCCP

Collecter les informations avec la méthode QQOQCCP.

De tout temps, il a été impératif pour l’être humain de collecter les informations pour analyser une situation, notamment avec la méthode QQOQCCP, afin de prendre des décisions et d’agir.

L’analyse d’une situation n’est possible que si l’on dispose de l’information indispensable pour le faire.

Que les origines de la méthode QQOQCCP remontent à la Grèce antique (Hermagernos de Temnos) et relatées par Saint Augustin, ou à l’empire romain (Quintilien), elle est toujours pertinente et efficace.

Quis, quid, quando, ubi, cur, quem ad modum, quibus adminiculis, permettent de poser les « circonstances » suivantes :

  • la personne.
  • le fait.
  • le lieu.
  • les moyens.
  • les motifs.
  • la manière.
  • le temps.

La portée de ce questionnement est universelle et s’applique aussi bien à l’établissement des faits lors d’une enquête judiciaire qu’à la résolution d’un problème domestique.

La méthode QQOQCCP est une grille d’analyse permettant de définir le plus exhaustivement possible une situation ou un problème.

La méthode QQOQCCP, ou la grille QQOQCCP, se dénomme aussi « 5W et 2H » ou 5Ws en langue anglaise.

Le moyen mnémotechnique pour s’en souvenir consiste à dire CQQCOQP.

La méthode QQOQCCP pour réduire les risques d’erreur.

Les erreurs commises le plus souvent ont pour origine:

  • une information insuffisante, autrement dit une incertitude sur la compréhension des situations nouvelles ou inconnues.
  • la croyance que l’intuition permet suffisamment de comprendre les choses et d’agir en conséquence.

De manière générale, notre instinct nous guide « naturellement » vers une solution, qui se révèle généralement être une impasse, sans même avoir pris le temps de poser le problème.

Le questionnement du QQOQCCP permet de décomposer la question ou le problème pour en identifier les caractéristiques fondamentales.

Ce qui caractérise un problème ou une question c’est :

  • Qui : cette question permet de définir qui est concerné, impliqué, touché… ?
  • Quoi : cette question permet de prendre de la hauteur, de voir plus loin que l’horizon. De quoi s’agit il ?
  • Où : le lieu physique ou logique est à décrire car ceci nous donne un éclairage sur le contexte que nous n’aurions pas autrement.
  • Quand : cette question est essentielle pour les personnes rationnelles et organisées. Le temps c’est de l’argent… Le critère temporel est essentiel.
  • Comment : cette question fétiche permet de comprendre comment les choses se sont passées, se passent ou vont se passer.
  • Combien : Lorsque c’est possible il faut savoir quantifier les choses, ne serait ce que pour identifier les faux problèmes qui n’ont aucune incidence sur le sujet.
  • Pourquoi : cette question est indispensable pour s’interroger sur les causes.

Une représentation sous forme de carte heuristique est souvent un excellent moyen pour formaliser l’information collectée.

le QQOQCCP

La grille de questionnement est parfois adaptée selon les circonstances, et il n’est pas rare de trouver la dénomination « grille QQOQCP » où l’on a omis le « comment ».

L’utilisation de la méthode QQOQCCP.

Il est souvent admis que, dans la majorité des cas, 2 niveaux de questionnement permettent de parfaitement cerner un problème ou une question (voir la représentation pour la branche « Qui ? sur la carte heuristique ci-dessus).

Dans une investigation poussée qui nécessite une connaissance précise et très détaillée d’un problème, il est admis que l’on peut aller jusqu’à 7 niveaux (souvent la méthode des « 7 Pourquoi » est préconisée).

Au cours des enquêtes, comme dans le cas des accidents d’avions par exemple, il n’y a pas de limite dans le nombre de niveaux de questionnement.

Pour améliorer la connaissance du « Quoi » et du « Comment » la méthode d’analyse des causes, aussi connue sous les appellations « arbre des causes » ou « diagramme d’Ischikawa » se révèle particulièrement adaptée.

L’analyse des causes se structure selon les axes « 5M », « 6M » ou « 7M ».

Cet exercice n’est jamais une perte de temps comme peut en attester une longue expérience. Il est même recommandé de l’utiliser comme on respire : c’est un outil vital.

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